Il y a cent ans il y avait surement encore, ici, des paysans et des paysannes qui coupaient l’herbe et les céréales à la main et liaient leurs bottes pour les rentrer au grenier ou les mener à la batteuse. Il y a 50 ans je me souviens d’avoir vu les tracteurs tirant lentement une remorque que des agriculteurs chargeaient en marchant à coté de l’engin et en y jetant à la fourche les bottes de paille pressée et ficellée (20-25 kgs?) qui s’alignaient dans les champs après la moisson. Sur la remorque un autre agriculteur les rangeait au fur et à mesure pour que le chargement soit le plus dense possible.
On fauche toujours les foins; on moissonne toujours. Mais il n’y a plus de bras. Les machines semblent faire à elles seules des bottes toujours plus grosses: 400kg? La question est de choisir la forme de la botte en fonction des matériels souhaités, des conséquences en matière de transport, de stockage, ou de conservation… L’homme disparait pratiquement des paysages. Plus rentable? On l’espère!Moins fatiguant? Peut être! En tout cas le travail agricole est toujours aussi beau, même si les bottes et les machines sont plus grosses…parce que la nature est toujours aussi généreuse quand elle est bien entretenue.
Voici quelques illustrations de bottes dans la vallée de la Riolle.
Fig 1: Petites bottes de foins, ancienne version, au Petit Poisson
Fig 2: De beaux rouleaux de paille en face des Aigremonts
Fig 3: Rouleaux de foin sous le clocher de Bournan
Fig 4: Au petit matin, à la Basse Pommerie, les rouleaux attendent d’être ramassés
Fig 5: La Riolle coule entre les maïs et le champ moissonné sous Paimbault
Fig 6: Les moissons en face des Tabardières ont laissé de bien beaux rouleaux de paille
Fig 7: Sous les Roches, là encore les rouleaux rappellent que c’est l’homme qui fait le paysage
Fig 8: Les rouleaux de la Crime, comme l’armée en manoeuvre en 1912
Fig 9: La Bataillerie dans son océan de tournesols est aux premières loges pour admirer les rouleaux de la Crime
Fig 10: Un rouleau de foin a roulé avant d’être remis à sa place. Sa trace dans le champ encore non moissonné est bien visible.
Fig 11: Un tracteur pour charger le plateau et un autre pour l’emporter. Deux personnes suffisent pour déblayer des dizaines d’hectares moissonnés
Fig 12: 17 rouleaux par plateau
Fig 13: Priorité aux tracteurs sur les routes de campagne…
Fig 14: …si on veut que le travail ne s’éternise pas
Fig 15: Rouleaux de paille en stock pour les litières des chèvres
Fig 16: Et puis il y a les grosses bottes parallélépipédiques…
Fig 17: …belles comme des lingots posés sur l’or des champs moissonnés
27 bottes d’un coup!
5 réflexions sur “Le foin et la paille de la Riolle: en bottes, petites ou grosses, ou en rouleaux.”
GRELLET Christian
En regardant la dernière photo, je repense à une discussion, où j’avais entendu entre gens qui pensent qu’on n’arrête pas le progrès:
» Maintenant ils font des rounds carrés….
En regardant la dernière photo, je repense à une discussion, où j’avais entendu entre gens qui pensent qu’on n’arrête pas le progrès:
» Maintenant ils font des rounds carrés….
très belles photos. Celle au petit matin avec les ombres étirées est particulièrement belle.
Superbes photos mais qui ne nous font pas oublier les moissons et donc la paille des années 50 – 60 !
Quand les lecteurs ajoutent des magnifiques images d’archive alors mon petit travail descriptif prend une toute autre dimension. Merci de cet apport.
Merci pour ces belles photos !